Mois : mai 2017

maître gims sans lunetteLes maître gims sans lunette implants contraceptifs Essure devant la justice

lunette de soleil homme carré,lunette cazal,Les implants contraceptifs Essure devant la justice,cazal lunette,balmain paris jeans

Les implants contraceptifs Essure devant la justice

Un combat juridique de longue haleine s’annonce entre trois femmes s’estimant victimes d’effets indésirables liés à l’utilisation du dispositif contraceptif Essure et son distributeur, la société Bayer HealthCare,Les implants contraceptifs Essure devant la justice, contre laquelle elles ont porté plainte en décembre 2016. La première manche de la procédure de demande d’indemnisation qu’elles ont lancée se déroulera, vendredi 10 mars, devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Les plaignantes espèrent obtenir la désignation d’un expert médico-judiciaire aux frais du laboratoire afin de faire la preuve du préjudice de santé qu’elles ont subi. Néanmoins, si les arguments de Bayer HealthCare étaient retenus par le juge, vendredi 10 mars, les trois plaignantes pourraient bien devoir renoncer à leur action pour des raisons financières. Dans les conclusions qu’ils soutiendront, vendredi, et dont Le Monde a pris connaissance, les avocats du laboratoire invoquent en effet la prescription des faits. Ils estiment que la responsabilité de l’entreprise ne peut être mise en cause car les plaignantes ont formé leur recours plus de trois ans après avoir commencé à utiliser le dispositif Essure. Ils considèrent ainsi qu’aucun « motif légitime » n’étaie leurs demandes d’expertises, et ils refusent que Bayer prenne en charge le coût de ces mesures onéreuses comme les trois femmes le demandaient. Nombreux effets secondaires Essure se présente sous la forme de mini-implants tubaires en nickel introduits, sans anesthésie générale, par les voies naturelles pour déclencher une cicatrisation obstruant les trompes de Fallope. Cette méthode de stérilisation définitive et irréversible existant depuis 2002 est soupçonnée d’être à l’origine de nombreux effets secondaires neurologiques, musculaires et hémorragiques. Lire aussi :   Mis en cause, le contraceptif Essure n’est pas retiré du marché Elle fait l’objet d’une action de groupe rassemblant des milliers de plaignantes aux Etats-Unis, et l’Agence nationale de surveillance sanitaire brésilienne (Anvisa) a décidé de suspendre sa vente, sa distribution et son utilisation, le 20 février. Expliquant qu’elle présente « un risque maximal », l’autorité de santé brésilienne cite notamment « des modifications des saignements menstruels, des grossesses non désirées, des douleurs chroniques,lunette de vue femme, une perforation et une migration du dispositif, une allergie et une sensibilité ou des réactions de type immunitaire ». « Il existe un véritable problème Essure et nous espérions que Bayer démontre sa bonne volonté pour l’élucider en prenant en charge les frais d’expertises que mes clientes n’ont pas les moyens d’avancer », regrette Me Charles Joseph-Oudin, avocat des trois plaignantes françaises. Par ailleurs défenseur des victimes du Mediator et de la Dépakine, cet habitué des dossiers de santé publique au long cours conteste la prescription invoquée par la partie adverse. « Une action en réparation impose en effet à la victime de former son recours dans un délai de trois ans, explique-t-il. Mais comme dans les dossiers du Mediator ou de la Dépakine, ce délai ne commence à courir que lorsque la victime est raisonnablement informée pour faire le lien entre ses symptômes et le dispositif, le médicament ou le produit. Et c’est bien une expertise médico-judiciaire qui doit déterminer cela. » Expertises obligatoires Obligatoires et indispensables dans la perspective du procès au fond devant un tribunal civil que les plaignantes espèrent, les expertises sont généralement à la charge du demandeur, mais leur coût (3 000 à 4 000 euros par plaignante dans ce cas) peut dissuader d’intenter une action. C’est ce qu’entend éviter Me Joseph-Oudin, dépositaire, dit-il, de « 200 autres dossiers en cours de constitution » dans cette affaire. « Imposer à mes clientes d’avancer les frais des expertises, c’est leur dénier le droit à l’accès à un juge du fond », explique-t-il. « Quand on s’attaque à un laboratoire pharmaceutique, on sait bien qu’il ne va pas capituler »,lunettes de soleil dior, philosophe Marielle Klein, une des trois plaignantes concernées par l’audience du 10 mars. Mère de cinq enfants, cette Alsacienne de 39 ans a opté en 2012 pour les implants Essure. Elle a rapidement ressenti de lourds effets secondaires, mais n’a compris qu’en 2015 leur lien potentiel avec le dispositif, en découvrant sur Internet l’existence de l’action de groupe américaine en cours contre Bayer. « Les symptômes que décrivaient les plaignantes étaient similaires aux miens », explique-t-elle. En janvier 2016, Mme Klein a dû recourir à une hystérectomie avec ablation des trompes pour se débarrasser du dispositif. Un mois plus tard, elle lançait contre Essure une pétition qui a rallié plus de 75 000 signataires et créait, en juin 2016, l’association Resist (Réseau d’entraide, soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) qu’elle préside. Reçues le 20 janvier à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et au ministère de la santé,usine a lunette, Mme Klein et plusieurs autres adhérentes de Resist ont réclamé la suspension d’Essure au nom du principe de précaution. 240 000 contraceptifs Essure en France Arguant de la conclusion imminente de deux études épidémiologiques – l’une menée par l’ANSM à partir de données de l’Assurance-maladie, et une autre demandée à Bayer par la Food and Drug Administration, l’autorité de santé américaine –, les autorités sanitaires françaises n’ont pas accédé à cette demande. « Contrairement au Brésil, la France ne protège pas ses femmes », observe Mme Klein. Depuis la mise à disposition d’Essure en 2002,Les implants contraceptifs Essure devant la justice, environ un million d’unités ont été vendues dans le monde dont 240 000 en France, selon Bayer HealthCare. Remboursées par la Sécurité sociale depuis 2005, plus de 20 000 unités sont implantées chaque année en France, mais les signalements auprès de l’ANSM d’effets secondaires liés à leur pose comme à leur composition (nickel) se sont multipliés. Selon l’ANSM, ils sont passés de 42 en 2012 à 242 en 2015 et Essure a été placé sous surveillance renforcée. Patricia Jolly Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

lunette raybanAidez-moi lunette rayban à lutter contre le chmage de longue durée avec un système peu coteux !

lunette carre,
lunettes de vue carrera,Aidez-moi à « lutter contre le chômage de longue durée avec un système peu coûteux » !,lunette cazal,lunettes en ligne

Aidez-moi à,lunette gaming; « lutter contre le chômage de longue durée avec un système peu coûteux » !

Par Amin Mansouri (Directeur de SAS-93) Pour évoquer l’emploi, les mots comme les plans se succèdent sans fin, jamais assez forts, illustré par l’« état d’urgence économique et social » annoncé par le président de la République mi-janvier. Tandis qu’on a pu se réjouir « d’un ralentissement de la hausse de la courbe », le chômage semble voué à croître et le travail à se réduire. Comme dans une tragédie antique,lunette swarovski, on invoque le dieu croissance, tandis que certains économistes jouent aux oracles. On pourrait en rire, si derrière les projecteurs ne se trouvaient pas des destins freinés, frustrés, stigmatisés : 3,5 millions de personnes sans activité, dont les deux tiers depuis plus d’un an. J’ai 26 ans et j’ai toujours connu la France en crise, cette crise sociale qui ronge le pays. Je viens de ce qu’on appelle les « quartiers populaires » : ayant grandi en zone urbaine sensible (ZUS) dans une famille monoparentale sans activité, la République m’a permis de contredire les mauvais auspices. Après mes études, une parlementaire m’a donné l’opportunité de travailler sur le terrain et le goût d’y rester. Depuis plus d’un an, je suis le directeur de SAS-93, une association intermédiaire (AI) et vice-président de la Fédération francilienne des AI (Ardie). Le compte n’y est pas Vous n’avez probablement jamais entendu parler des AI et avez une vague idée de l’insertion. Il n’y a pas si longtemps, j’étais moi-même dans cette situation. L’ambition de cette tribune est donc d’attirer l’attention sur ces structures largement autofinancées qui constituent autant d’outils de lutte efficace contre le chômage. Nous étions 1 000 il y a dix ans, nous sommes 700 aujourd’hui, affaiblis. L’avant-projet de loi de votre réforme n’évoque pas nos structures. Nous sommes des entrepreneurs sociaux engagés en faveur de l’emploi, mais pour l’instant le compte n’y est pas. Pour faire simple, les acteurs publics locaux nous adressent des demandeurs d’emploi longue durée que nous salarions auprès de particuliers,Aidez-moi à « lutter contre le chômage de longue durée avec un système peu coûteux » !, et de structures publiques ou privées. Notre travail consiste à les former, à les encadrer et à les rapprocher d’une activité pérenne par un accompagnement socioprofessionnel associé à une montée en charge progressive. Bref, leur mettre le pied à l’étrier en les rémunérant pour les aider à sortir de la précarité et monter dans le « train de l’emploi ». Lire aussi :   Projet de loi El Khomri : la réforme en débats Ce système, né à la fin des années 1980 sous l’impulsion d’associatifs et de Philippe Séguin, souffre de son nom mais a fait ses preuves avec 75 % de sorties dynamiques après deux ans. Il emploie aujourd’hui 120 000 personnes. Si nos structures s’autofinancent à 90 %, ces revenus servent principalement à rémunérer les salariés en insertion. De rares subventions nous aident pour mener à bien notre mission. Force est malheureusement de constater que la législation ne nous est guère favorable. Les associations intermédiaires, qui travaillent aussi bien dans le service à domicile et l’entretien que dans le BTP ou la manutention, font partie du secteur dit de l’insertion par l’activité économique (IAE). Elles sont le parent pauvre d’un secteur déshérité. Une ambition commune Cela tient à un statut bâtard : sans convention collective, présentes dans le secteur économique non concurrentiel mais sans marchés réservés, les AI subissent de plein fouet la disparition des charges sur les bas salaires et les coûts liés aux différentes réformes. Des mesures salutaires, comme les visites médicales ou la complémentaire santé,Aidez-moi à « lutter contre le chômage de longue durée avec un système peu coûteux » !,lunette cazal, mettent en péril notre équilibre. Avec le Pacte de responsabilité, nous nous retrouvons dans la situation ubuesque où le droit commun est plus compétitif que des structures d’insertion. Ce constat a quelque chose d’aberrant et de malheureux. Pire, nous sommes limités à 480 heures de travail (sur 24 mois) dans le secteur marchand alors que nos salariés sont conventionnés pour deux ans par Pôle emploi. Combien de fois me suis-je retrouvé avec une personne volontaire, obligé de retrouver le chômage à cause de cette règle anachronique. Comment gagner la confiance d’une entreprise quand l’expérience ne peut durer que trois mois ? Par conventionnement, l’Etat finance 1 300 euros par an toutes les 1 607 heures de mise à disposition pour l’accompagnement, soit moins qu’un smic chargé ! Montant dérisoire, comparé aux 41 milliards d’euros de baisse de charges auquel nous n’avons pas accès. Je pourrai continuer longtemps, comme sur la réforme de la formation qui laisse sur le carreau ceux qui n’ont pas les moyens d’accéder à leurs droits. La dématérialisation des services publics est une évolution positive, mais les usagers doivent être accompagnés, formés, éduqués aux compétences clés, dont le numérique fait désormais partie. Je pourrais surtout vous parler de tous ces parcours réussis, de ma fierté et de celle de mon équipe à chaque CDI signé ou diplôme obtenu. C’est pourquoi, Madame la ministre, donnez-nous les moyens de conforter notre ambition commune : lutter contre le chômage avec un système peu coûteux, modèle de flexisécurité et point d’ancrage local. Amin Mansouri (Directeur de Service amitié solidarité-93, vice-président de la Fédération francilienne des Associations intermédiaires)

occhiali da sole carrera 2016Bata carrera occhiali sole à nouveau en difficulté en France

carrera occhiali sku ,
carrera occhiali sole 5470 ,Bata à nouveau en difficulté en France,
occhiali carrera 8010s ,
carrera occhiali sku 376393

Bata à nouveau en difficulté en France

ABC Chaussures, qui exploite la marque canadienne de chaussures Bata en France, s’est déclaré à la fin de janvier en cessation de paiement au tribunal de commerce de Nanterre et a été placé en redressement judiciaire, rapporte Le Figaro dans son édition de lundi 15 février.

« La société respectait ses objectifs jusqu’à fin septembre, avant d’être victime d’un automne très doux,occhiali da sole carrera 6000, puis de l’effondrement de la fréquentation suite aux attentats de novembre »,Bata à nouveau en difficulté en France, explique un porte-parole du groupe ABC Chaussures.

La holding dirigée par François Le Ménahèze avait repris au début de 2015, en association avec Courir et Etam, la filiale française de Bata lorsque cette dernière s’était déclarée en cessation de paiement.

ABC Chaussures exploite actuellement 72 boutiques Bata et emploie quelque 400 salariés en France, selon Le Figaro, qui précise que l’administrateur judiciaire a fixé au 9 mars la date de dépôt des offres de reprise de la société.

Bata a été créée en 1894 par une famille tchèque,carrera occhiali da vista uomo, qui a ensuite émigré au Canada dans les années 1930 pour fuir le nazisme. Elle voit ses ventes s’effriter depuis plusieurs années,
occhiali da vista carrera uomo, en raison de la concurrence d’Internet (dont les sites Zalando ou Sarenza), mais aussi d’enseignes d’habillement,Bata à nouveau en difficulté en France, comme Zara, H&M, Celio, qui ont également lancé des collections de chaussures, en cassant les prix.

occhiali da sole carrera uomo prezziAprès occhiali carrera 6000 les violences dans les lycées de Saint-Denis, les gardes à vue massives ne passent pas

dimensione occhiali da sole carrera ,
occhiale carrera 61888 8cc ,Après les violences dans les lycées de Saint-Denis, les gardes à vue « massives » ne passent pas,occhiali da sole carrera champion,
carrera store bari occhiali

Après les violences dans les lycées de Saint-Denis, les gardes à vue « massives » ne passent pas

« Même Violette a été interpellée ! », fait savoir Mohamed à son camarade de classe. Comprendre : même « la très sage Violette » a été arrêtée, mardi 7 mars, devant le lycée Suger de Saint-Denis, théâtre d’échauffourées et de saccages. Ce jour-là, une cinquantaine de jeunes avaient été placés en garde à vue au commissariat pour « violences volontaires », « attroupement armé » et « incendie volontaire ». Six mineurs ont été mis en examen et deux placés sous le statut de témoin assisté. Une semaine a passé et les élèves semblent avoir digéré les événements. « L’ambiance revient à la normale, même si parfois on en discute entre nous, à la cantine », confie Alice, élève de seconde, qui précise qu’elle ne préfère « pas embêter ceux qui ont été placés en garde à vue en leur posant des questions ». Pourtant, une interrogation revient comme un leitmotiv dans la bouche des élèves, de leurs parents et des professeurs : comment expliquer que 55 jeunes, parmi lesquels 44 mineurs, se sont retrouvés en garde à vue pendant trente-six heures, pour être finalement en grande majorité relâchés ? Lire la tribune du sociologue Marc Hatzfeld :   « Les jeunes des cités n’ont pas grand-chose à perdre » Pour comprendre ce qu’il s’est noué au lycée Suger, ils évoquent d’une même voix une « gradation » de la violence ces derniers mois en Seine-Saint-Denis. En 2016, la façade de l’établissement a été incendiée. A la rentrée de septembre, un surveillant a été blessé à la grille de ce gros lycée polyvalent de 1 300 élèves, à l’orée de la cité du Franc-Moisin, à Saint-Denis. Cette fois, c’est l’affaire d’Aulnay – où un jeune homme, Théo L., a été victime d’un viol présumé lors d’une interpellation – qui a mis le feu aux poudres. Lire notre reportage :   A Aulnay-sous-Bois, « les contrôles violents, c’est notre quotidien » L’idée d’un blocus avait été évoquée par certains élèves, à l’image de ce qui se déroulait en région parisienne pour dénoncer les violences policières. « Dès le lundi [6 mars],
occhiali da vista carrera uomo, on sentait que ça allait dégénérer, des poubelles ont été brûlées et des fenêtres caillassées devant le lycée, on était surpris de voir que l’on restait ouvert le lendemain », relate Mohamed, élève en terminal. Professeurs et parents d’élèves dénoncent pêle-mêle des « interpellations massives », des « contrôles incompréhensibles », une « rafle » Mardi justement, à la fin de la récréation du matin, des départs de feu et de fumigènes sont constatés, cette fois dans l’enceinte de l’établissement. « Aucun enseignant, personnel,Après les violences dans les lycées de Saint-Denis, les gardes à vue « massives » ne passent pas, infirmier ou CPE [conseiller principal d’éducation] n’a compris ce qui se jouait », résume Pascal Stoller lors d’une réunion, organisée le lundi suivant en compagnie d’élus de la mairie, de professeurs de Saint-Denis, de jeunes interpellés et de leurs parents. Les élèves sont évacués, « jetés aux policiers », diront certains parents d’élèves. Une fois dehors, les lycéens sont pris en charge par des équipes mobiles de sécurité – des personnels chargés de prévenir et gérer les tensions dans l’établissement –, qui les réunissent dans une rue adjacente. Là, une cinquantaine de jeunes sont interpellés par les forces de l’ordre – nombreuses – sur les lieux. Professeurs et parents d’élèves dénoncent pêle-mêle des « interpellations massives », des « contrôles incompréhensibles », une « rafle ». « Comme du bétail » « La police ramassait les élèves comme du bétail, même s’ils n’étaient pas violents, ils les prenaient au hasard », raconte Mohamed, qui précise que, « dans le tas », certains élèves ne faisaient pas partie de l’établissement. D’autres ont d’ailleurs poursuivi leur route vers le centre-ville. Sur leur chemin, un groupe s’est attaqué aux lycées Paul-Eluard et Bartholdi, où des jeunes munis de bâtons ont fait irruption dans les classes. « Les vrais casseurs, ils ont continué leur chemin, alors que, devant notre lycée, ils ont interpellé des innocents », assure Yassin, élève en seconde, lui aussi présent lors des arrestations. Les témoins que nous avons interrogés rapportent des « scènes d’une extrême violence », de policiers n’hésitant pas à faire usage de leur Flash-Ball et de leur Taser. « Pendant l’évacuation, au moment où j’allais rentrer chez moi, ils ont fait un barrage pour nous empêcher de passer. L’un m’a dit de courir, comme si c’était un jeu, mais je n’ai pas bougé. Puis ils nous ont dit de nous asseoir et je me suis pris un coup de pied », raconte Myriam, 16 ans, élève en première qui a passé trente-six heures en garde à vue, avant d’être relâchée sans qu’aucune charge ne soit retenue contre elle.  Un parent d’élève,
occhiali da sole carrera uomo, dont le fils a été placé en garde à vue,Après les violences dans les lycées de Saint-Denis, les gardes à vue « massives » ne passent pas, se montre choqué par les méthodes des policiers qui ont menotté son enfant « comme un bandit », alors que ce dernier assure qu’il souhaitait « juste protéger des élèves plus petits derrière lui ». Lire aussi :   Des témoignages d’enseignants du lycée Suger Ces interpellations ont cristallisé une impression d’impunité chez les forces de l’ordre, déjà tenace dans ce quartier populaire de Saint-Denis. « Pourquoi nos enfants se sont retrouvés à l’extérieur du lycée, face à la police ? Pourquoi la police peut se permettre de telles attitudes », questionne un parent d’élève qui travaille dans le quartier du Franc-Moisin. « Ce qui nous est arrivé, ça prouve qu’on peut se faire attraper par la police alors qu’on n’a rien fait ! », résume Myriam, cachée derrière ses cheveux bouclés, qui confie avoir peur de sortir toute seule dans la rue depuis sa garde à vue. Une défiance déjà bien ancrée auprès des lycéens de Suger, constate Dominique, professeur de lettre et d’histoire, qui est revenu dans sa classe sur les événements : « Ils m’ont raconté leur relation compliquée avec la police. Au fond, ils ne sont pas surpris qu’un tel incident soit arrivé. » Menottés les uns aux autres Si les contrôles policiers semblent coutumiers pour ces élèves, l’expérience de la garde à vue était inédite pour tous. Leurs parents parlent d’une « expérience choquante et traumatisante ». D’abord au regard des conditions de détention des jeunes. Si, durant la nuit,montature occhiali carrera, ils ont été répartis dans différents commissariats de Seine-Saint-Denis, pendant la journée, ils étaient confinés à plus de cinquante dans celui de Saint-Denis, pour certains en étant menottés les uns aux autres. Une source judiciaire proche de l’enquête assure que les procédures ont été respectées et que les parents ont été avisés dans les trois premières heures de la garde à vue de leurs enfants. Cette même source reconnaît que les jeunes, lors de leur audition par un représentant du parquet – comme le veut la procédure lorsque des mineurs sont placés en garde à vue – ont fait part de « conditions de détention qui n’étaient pas optimales ». Elle assure toutefois qu’aucun élève n’a signalé de violences, d’humiliations ou d’insultes. Ceux que nous avons interrogés l’évoquent pourtant sans détour : « Des policiers m’ont pris en photo devant un groupe de jeunes menottés en me disant : “mets-toi là, ça fera un blanc” », rapporte Romain, étudiant de 21 ans à l’université de Paris-VIII, arrêté dans le centre-ville de Saint-Denis alors qu’il filmait les interpellations. Mais ce qui interroge le plus les parents d’élèves et les professeurs, c’est la prolongation de la garde à vue sur décision de la procureure de la République de Bobigny. Un choix « incompréhensible », pour David Proult, adjoint chargé de l’éducation à la mairie de Saint-Denis. Respect de la procédure pour des faits jugés « graves » « Les faits sont graves, on ne fait pas une enquête pour violences urbaines en vingt-quatre heures », rétorque une source proche de l’enquête, qui justifie cette prolongation de garde à vue par le besoin d’auditionner les nombreux suspects et témoins. Surtout, pour analyser les images des caméras de vidéosurveillance, qui ont été livrées tardivement aux enquêteurs. « On n’imagine pas le parquet lever les gardes à vue alors que les investigations n’avaient pas avancé. » Mais le sentiment que les élèves ont été « pris au hasard » demeure. « Il semble que, quand on place en garde à vue 55 personnes et que l’on en relâche 47 sans aucune poursuite, l’on peut parler d’interpellations massives, longues et surtout injustifiées », commente David Proult qui estime qu’il s’agit « d’une volonté de faire un exemple ». Dans un communiqué publié jeudi 9 mars, la préfecture de Saint-Denis précise que les services de police sont intervenus pour « attroupement armé ayant donné lieu à des dégradations matérielles et des jets de projectiles et de cocktail Molotov sur les forces de l’ordre », mais ne justifie pas le nombre conséquent de gardes à vue. Des gardes à vue qui ne passent décidément pas auprès des parents et des professeurs, qui ont organisé plusieurs réunions pour réfléchir collectivement aux suites à donner à l’affaire. Si l’idée d’une plainte collective auprès de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) fait son chemin, tous se sont d’ores et déjà mis d’accord pour adresser une lettre ouverte au président de la République et aux ministres de l’éducation nationale et de l’intérieur. Ils préviennent aussi qu’ils seront nombreux à remplir le cortège de la marche contre les violences policières, dimanche 19 mars, à Paris. Richard Duclos Cécile Bouanchaud Journaliste au Monde

Le libéralisme est une valeur de gauche

lunette de soleil femme,
tee shirt balmain paris,Le libéralisme est une valeur de gauche,usine a lunette,
balmain boutique paris

Le libéralisme est une valeur de gauche

Par le Collectif des jeunes avec Macron

Le libéralisme serait-il un gros mot à gauche ? Les réactions vives que les propos d’Emmanuel Macron ont pu susciter sur ce sujet mais aussi sa volonté de donner à chacun le droit à la réussite individuelle et les moyens d’y arriver méritent de poser le débat. Or, l’action de la gauche a toujours eu pour sens de se consacrer à l’émancipation de l’individu.

Le libéralisme, par essence, croit en l’individu,Le libéralisme est une valeur de gauche, en ses capacités d’action et d’autodétermination. Toutefois avec une limite, celle où l’action d’entreprendre de chacun ne grève pas celle de l’autre. C’est dans ce cadre que les valeurs de la gauche fournissent le levier nécessaire qui permet de s’opposer à l’émergence de toute forme de puissance tutélaire ou de paternalisme et de combattre les inégalités, qu’elles soient de naissance ou pas.

Être de Gauche, c’est donner à chacun les moyens de réussir son émancipation individuelle et collective. La liberté est donc par conséquent un des éléments indissociables de notre corpus idéologique. Redonner de la liberté, c’est impulser de la mobilité sociale et géographique dans les parcours individuels ainsi que de l’opportunité dans le quotidien de chacun. Il s’agit tout simplement d’insuffler de l’espoir à travers le projet d’une justice sociale plus grande.

Assumer le schisme idéologique

Être de Gauche,

cazal lunetteOn cazal lunette a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge

balmain paris jeans,adidas yeezy boost 350 black,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge,adidas yeezy boost 350 mixte,acheter adidas yeezy boost 350

On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge

Les photos des neuf petits-enfants, oui. ­Celles de papi du temps où il gambadait en short, non. « Ma femme refuse que le salon se transforme en exposition d’objets de rugby », explique François Moncla. Alors, à Pau, dans la maison conjugale, l’ancien capitaine du XV de France obtempère. A 84 ans, reste les souvenirs. Et ces deux serre-livres noirs en forme d’éléphant, tout de même. Deux objets rapportés d’Afrique du Sud il y a déjà un demi-siècle. Lire aussi :   XV de France : Lopez préféré à Plisson à l’ouverture pour affronter l’Australie 16 août 1958. L’une des plus glorieuses insurrections du rugby français. Première tournée au pays de l’apartheid,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, et première victoire (9-5) en test-match face à cette sélection sud-africaine déjà ­experte dans l’art du concassage, à l’Ellis Park de ­Johannesburg : « Des branques !, coupe Moncla avec son accent du Sud-Ouest. S’ils avaient pu nous tuer, ils nous auraient tués. Ils nous plaquaient à retardement. » A 26 ans, le troisième-ligne est alors l’un de ceux qui résistent le mieux à la broyeuse ­ « sud-af’», au point d’être nommé par la suite capitaine de la sélection. Ni Dieu, ni César, ni tribun Ainsi s’achève Le Grand Combat du XV de France, immortalisé dans un livre de Denis Lalanne, envoyé spécial pour L’Equipe. Bilan : deux test-matchs ­contre l’Afrique du Sud (une victoire, donc, et un match nul), mais aussi huit autres rencontres ­contre des provinces locales tout aussi philanthropes. « Quand j’ai vu l’hécatombe de copains blessés en cours de tournée, je me suis fait un serment ­là-bas : si je rentre entier en France, j’irai communier le matin du baptême de mon fils. » Lire aussi :   Rugby : la lente révolution du XV de France Sain et sauf, le vétéran (31 matchs en sélection) suit encore aujourd’hui tous les matchs du XV de France à la télévision. Et si possible avec du « thé » voire quelques gouttes de « whisky », pour faire de lui « le plus heureux des hommes ». Depuis son Béarn natal, Moncla a assisté le week-end dernier à une autre « hécatombe », celle de ses lointains successeurs face aux rugueux Samoans. Et il regardera, ­samedi 19 novembre, les Bleus de Novès face à l’Australie, puis face à la Nouvelle-Zélande une semaine plus tard. Mais, dans le salon, peu de chances qu’il s’agenouille sur le prie-Dieu à la mi-temps – « il appartenait à la grand-mère de ma femme », ancienne institutrice. Lire aussi :   Rugby : le XV de France écrase les Samoa en laissant des plumes Malgré une enfance catholique, François Moncla a un tout autre credo dans la vie. Ni Dieu, ni César, ni tribun. « François les bas bleus » – son petit surnom d’alors – est en réalité un rouge. L’homme d’un seul syndicat, la Confédération générale du travail (CGT). Et d’un seul parti, le Parti communiste français (PCF). Le genre à laisser traîner chez lui un exemplaire de L’Huma plutôt que de Midi olympique. Mais aussi, à afficher dans une pièce attenante la photo de Nelson Mandela, symbole de la lutte ­contre l’apartheid. L’Afrique du Sud, encore et toujours. L’octogénaire conserve le souvenir, « choqué à vie », de ce pays ­découvert à l’époque de la ségrégation raciale. « En 1958, Mandela n’était pas encore emprisonné, en France on n’entendait pas parler de l’apartheid. » Sur place, le voyageur blanc comprend vite l’injustice. « On voyait ces serveurs dans les hôtels. Que des Noirs. On voyait aussi ces “boys” qui charriaient tout un tas de choses sur la tête. » Puis ces affiches : « Je commençais à apprendre l’anglais, et je lisais sur les plages les panneaux… » D’un côté, l’espace des Blancs : « White only ». De l’autre, celui des Noirs : « Black only ». La lutte près des siens La réponse de Moncla, et voilà son mérite, dépasse les terrains de rugby. Sur le moment, il y a d’abord ce geste improvisé un après-midi : « Nous attendions devant notre hôtel de Durban. Et là, je prends la toque d’un Noir et je le mets dans son pousse-pousse à ma place pour le promener autour du jardin ! D’autres joueurs feront la même chose. » Une fois de retour, cette résistance en appellera d’autres. A la fin des années 1960, l’ex-rugbyman commence à s’investir dans le mouvement antiapartheid, encore minoritaire dans la France du général de Gaulle. François Moncla a aussi milité pour le désarmement nucléaire. En 1982, il se joint à « l’Appel des 100 ». Cent personnalités parmi lesquelles Georges Séguy, secrétaire général de la CGT jusqu’en juin de cette année-là, mais aussi le professeur Albert Jacquard et l’écrivain Hervé Bazin. Tous dans les rues de Paris,adidas yeezy boost 350 v2 black & red, à l’heure des conflits en Palestine et au ­Liban, pour redire leur attachement à la paix. A l’époque, le cégétiste a déjà arrêté depuis longtemps le rugby. Le militantisme, affaire taboue en Ovalie : « Je n’en parlais pas dans le vestiaire avec mes coéquipiers. On était là pour jouer, pour gagner, et qu’est-ce qu’avait à faire le syndicat là-dedans ? » Moncla le syndicaliste a adhéré à la « cégète » alors que,chaussure giuseppe zanotti, selon ses souvenirs,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, il devait à peine avoir « 18 ans ». Plus exactement : depuis son admission à l’école nationale des métiers EDF-GDF de Gurcy-le-Châtel, en Seine-et-Marne, à compter de 1949. Le Béarnais, longtemps compagnon de route, mettra plus de temps à prendre sa carte au Parti communiste. Seulement à partir du « début des années 1980 », se souvient-il. Et encore, il attendra encore quelques années pour annoncer en public cette ­adhésion si évidente que ses camarades de travail s’en doutaient déjà : « J’ai attendu 1986 et le jour de mon départ à la retraite pour le dire devant 1 000 personnes en présence de Georges Séguy ! » « Quand je vois ce que ­devient EDF-GDF, quand je vois les projets de privatiser des barrages hydrauliques, j’ai presque envie de pleurer. » Fidèle au service public, fidèle à l’électricité et au gaz de France, Moncla a une fierté : avoir travaillé toute sa vie dans l’entreprise nationalisée au lendemain de la seconde guerre mondiale. Celle du communiste Marcel Paul, ancien ministre de la production industrielle (1945-1946), avec qui il a déjà parlé « jusqu’à quatre heures du matin » autour d’un repas qui s’éternise. Son dernier poste : responsable palois du secteur clientèle d’EDF-GDF. Lorsque quatre ­nouveaux ministres communistes entrent au gouvernement, après la présidentielle de 1981, « le Parti » aurait pourtant songé à lui comme secrétaire d’Etat aux sports. « J’ai dit tout de suite que je ne m’en sentais pas capable. » Modeste, ce père de trois enfants a plutôt continué à lutter près des siens. « Quand je vois ce que ­devient EDF-GDF, quand je vois les projets de privatiser des barrages hydrauliques, j’ai presque envie de pleurer. » Mais nulle résignation : à Pau, il figurait même au bas de la liste Front de gauche aux élections municipales de 2014. Initiative d’Olivier Dartigolles, conseiller municipal et actuel porte-parole national du PCF. Qui eut ensuite une seconde idée : écrire la vie de son aîné sous la forme d’un livre ­vivant et engagé : François Moncla, récits de vie et d’Ovalie (Arcane 17, 80 pages, 10 euros). Les deux hommes ont présenté l’ouvrage au ­public de la Fête de L’Huma 2016. Depuis, ils continuent leur tournée. Sur la table du salon, deux piles prêtes à être embarquées pour une prochaine séance de dédicaces dans une librairie des environs. « En voiture, j’entends parfois Olivier qui parle avec Pierre Laurent, Marie-George Buffet ou d’autres. Et je lui dis : “Mon pauvre, tu dois jongler !” » Moncla ignore encore, lui, pour qui voter à la présidentielle 2017. Un candidat communiste ? Ou bien Jean-Luc Mélenchon ? Sceptique sur ce dernier, l’ancien rugbyman se laisse encore le temps de trancher. Encore encarté à la CGT (« dans la section des ­retraités ») et au PCF, l’aïeul veut croire à « une jeunesse » qui prenne la relève. Ce dimanche de ­novembre,On a retrouvé François Moncla, le rugbyman rouge, François Moncla a gardé une chasuble jaune fluo dans sa voiture. Déjà prêt pour une prochaine manifestation. Sur lui, un jogging aux couleurs du Racing Club de France, et un polo à celles de la Section paloise. Ses deux clubs de toujours. Champion national avec l’un (1959) et l’autre (1964), le troisième-ligne vient du rugby amateur. Un rugby qui avait à peine de quoi offrir « l’argent pour des cartes postales » quand on partait en tournée avec l’équipe de France. Et aussi pour de discrets ­serre-livres. Adrien Pécout (Pau, envoyé spécial) Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste

Ligue des champions – la stupéfiante résurrection de Falcao

lunette de soleil,adidas yeezy boost 350 mixte,Ligue des champions – la stupéfiante résurrection de Falcao,lunette de vue persol,lunette pour tous

Ligue des champions ,Ligue des champions – la stupéfiante résurrection de Falcao;: la stupéfiante résurrection de Falcao

Le football recèle son lot de dégringolades fulgurantes et de résurrections aussi soudaines qu’inattendues. En ce sens, le cas de l’attaquant colombien Radamel Falcao, dix-huit buts au compteur en Ligue 1,Ligue des champions – la stupéfiante résurrection de Falcao, est emblématique. A 31 ans, le capitaine de l’AS Monaco traverse l’exercice 2016-2017 avec une insolente réussite, guide assagi d’une formation en tête du championnat de France (à égalité de points avec le Paris-Saint-Germain mais avec un match en moins) à cinq journées du terme de la saison. Dans l’ombre du prodige Kylian M’Bappe, 18 ans et auteur d’un doublé lors de la victoire acquise à l’aller (3-2) dans des circonstances anxiogènes, le buteur reçoit le Borussia Dortmund, mercredi, au stade Louis-II, en quarts de finale retour de Ligue des champions. Ses quatre réalisations, dont un doublé inscrit face à Manchester City au tour précédent, font du « Tigre » l’un des pôles de stabilité du club de la Principauté dans la compétition. Sur la scène domestique, ses coups de griffes sont tout autant décisifs. Préservé par son entraîneur Leonardo Jardim après avoir été blessé durant plusieurs semaines à la hanche, Falcao a, une nouvelle fois, sauvé la situation, samedi 15 avril, contre Dijon, lors de la 33e journée de Ligue 1. Entré à l’heure de jeu alors que l’ASM était menée, le trentenaire a décoché deux coups francs salvateurs. Le premier, logé sous la transversale du gardien bourguignon Baptiste Reynet, a permis à Nabil Dirar, à l’affût, d’égaliser. Quant au second, en plein dans le mille, il a offert une victoire (2-1) inespérée aux Monégasques. « Falcao avait essayé deux coups francs cette saison, sans succès, a fait remarquer Jardim après cet exploit. Il a donné de l’efficacité à notre attaque. C’est un attaquant de grande qualité. » Lire aussi :   Ligue des champions : la « méthode écologique » de Leonardo Jardim à Monaco Trajectoire chaotique La trajectoire chaotique et sinueuse de Falcao le revenant reflète parfaitement les convulsions, errances et, a contrario, bonnes fortunes de la formation du Rocher sous l’ère du milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, son propriétaire depuis décembre 2011. Qui se souvient encore de l’arrivée tonitruante du Colombien à l’ASM, à l’été 2013, première recrue de prestige d’un club de retour parmi l’élite française ? Acheté alors à prix d’or (une cinquantaine de millions d’euros), l’ex-attaquant aux cheveux longs de l’Atlético Madrid, client de l’agent portugais Jorge Mendes, incarnait surtout la « folie des grandeurs » du nouveau maître de l’ASM, enclin à enrôler la cohorte de joueurs (les Portugais Joao Moutinho, Carvalho, le Colombien James Rodriguez) que lui proposait alors l’influent imprésario. Tête de gondole d’un club dépensier (166 millions investis sur le marché des transferts), Falcao voit sa carrière foudroyée, en janvier 2014, par un vilain tacle d’un joueur amateur de Chasselay (CFA) en 16e de finale de Coupe de France. Victime d’une lésion du ligament croisé, le natif de Santa Maria se lance dans une course contre la montre pour disputer le Mondial brésilien avec la Colombie. Las. Il ne peut revenir à temps pour le grand barnum planétaire. La traversée du tunnel en Angleterre La suite n’est guère reluisante, amorçant une chute brutale. En août 2014, le prêt (avec une option d’achat de 55 millions d’euros) du « Tigre » à Manchester United estomaque les supporteurs monégasques. En concertation avec Jorge Mendes, les dirigeants de l’ASM prennent alors le virage de la rigueur, désireux d’éponger un déficit de 100 millions d’euros enregistré au terme de l’exercice précédent. Pour expliquer ce revirement, Rybolovlev et son homme-lige, Vadim Vasilyev, agitent l’argument du « fair-play financier », en vertu duquel l’Union des associations européennes de football peut sanctionner les formations engagées dans les compétitions continentales si elles dépensent plus qu’elles ne gagnent. En dépit de statistiques faméliques (quatre buts) à Manchester, Falcao est ensuite prêté au club londonien de Chelsea, entraîné alors par… le Portugais José Mourinho, client de Jorge Mendes. La prolongation de ce séjour anglais s’apparente à une traversée du tunnel pour le joueur, d’autant plus critiqué en vertu de ses émoluments somptuaires (300 000 livres sterling par semaine, soit 358 000 euros). Auteur de prestations indigentes, il ne marque qu’à une seule reprise avec les « Blues » qui, fort logiquement, ne lèvent pas l’option d’achat. Les cheveux fraîchement coupés, le Colombien est contraint de retourner sur le Rocher, à l’été 2016. Personne n’imagine que son sens du but est intact. Soucieux de relancer l’attaquant, moins véloce que par le passé, Jardim le charge notamment d’encadrer la kyrielle de jeunes talents – M’Bappe, Bernardo Silva (22 ans), Thomas Lemar (21 ans), Tiémoué Bakayoko – dont regorge l’ASM. Cité dans le scandale « Football Leaks » Dans le sillage d’un collectif devenu une machine à marquer (138 buts inscrits cette saison toutes compétitions confondues), Falcao brille à nouveau, renâclant à mettre en scène sa renaissance sportive au gré de très rares confidences auprès des journalistes français. Symbole d’un « projet Rybolovlev » enfin consolidé et récompensé, le Colombien illustre aussi la face sombre du foot business, entre tiercé propriété (interdite par la FIFA) et évasion fiscale. A l’automne 2016, son nom est cité dans le scandale « Football Leaks », qui cible son tentaculaire agent, Jorge Mendes. Selon Mediapart, l’attaquant fait l’objet d’un contrôle fiscal en Espagne pour avoir dissimulé une partie de ses revenus sur un compte suisse lorsqu’il évoluait à l’Atlético Madrid (2011-2013). La somme de 1,Ligue des champions – la stupéfiante résurrection de Falcao,3 million d’euros aurait transité via des sociétés offshore aux îles Vierges britanniques et en Irlande. Par ailleurs, l’enquête de Mediapart souligne que 33 % des parts de Falcao étaient détenus, en 2013, par le fonds d’investissement Doyen Sports, qui aurait fait transiter au moins 10,8 millions d’euros de commissions occultes dans des paradis fiscaux pour faciliter les transferts de ses joueurs. Le recrutement du Colombien par l’ASM aurait d’ailleurs permis à Doyen Sports d’empocher 5,3 millions d’euros net. Une somme manifestement jugée insuffisante par les dirigeants du fonds. « Je suis toujours le même joueur » En pleine polémique, Falcao renvoie les médias vers ses avocats. Ses dirigeants jouent les paratonnerres. « C’est notre joueur. Il a tout notre soutien. C’est une affaire privée. L’AS Monaco n’est pas concernée », rétorque alors le numéro deux du club, Vadim Vasilyev. Depuis cette mauvaise passe médiatique, le Colombien a constamment envoyé des signaux amènes à ses employeurs. « Ce club m’a toujours soutenu, a-t-il confié à la chaîne américaine CNN, mi-avril. Les dirigeants connaissent mes qualités, non seulement sportives mais aussi humaines. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. Qu’elles soient bonnes ou mauvaises, vous apprenez de toutes les expériences. Mon passage en Angleterre m’a fait grandir et m’a permis d’acquérir de l’expérience. Je suis toujours le même joueur. » Alors que les offres d’achat pleuvent, notamment en provenance de la Chine, le buteur assume son ambition de disputer le Mondial russe de 2018, avec sa sélection. A plus court terme, Falcao le résilient espère hisser l’ASM en finale de la Ligue des champions – comme en 2004 – et ainsi remporter un troisième trophée européen (après deux sacres en Ligue Europa en 2011 et 2012, avec Porto et l’Atlético Madrid). Histoire surtout de prolonger sa stupéfiante résurrection. Rémi Dupré Journaliste au Monde Suivre Aller sur la page de ce journaliste Suivre ce journaliste sur twitter

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén